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RoissyMail-Le-Magazine n°31

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Dans ce n°: le PNR, mais aussi un gros dossier très business sur les nouvelles ZAE du Grand Roissy. Un "collector"...

RoissyMail le Mag n°30

Pages de RM30BD2 copie

Tout savoir, dans ce numéro sur le Parc d'Exposition de Villepinte et son extension.

RETROUVEZ LES ANCIENS RM

RM

numéros 14 (2004) à 499 (juin 2012): une mine d'infos et de témoignages sur le Grand Roissy

Pour ceux qui ne l’auraient pas lu. Un vrai roman

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1041, Africa, délire

Un truc incroyable d’un bobo député européen allemand

Vous voulez donner votre avis ? Cliquez ici... 08 novembre 2018

voir le truc de ouf

Ce Monsieur s’appelle Udo Bullman. Il est président (allemand, au SPD) du groupe des eurodéputés sociaux-démocrates au Parlement européen. A l’occasion d’une « semaine de l’Afrique » organisée par ce groupe (du 5 au 8 novembre) il a donné une interview au site Euractiv (un truc bizarre, subventionné). Je l’ai lue et relue.  C’est du grand n’importe quoi !  Ce type ne connait pas du tout l’Afrique et ce qui s’y passe  (il devrait nous faire un petit avec Mélenchon). Je l’imagine y aller de temps en temps, pour des « séminaires » dans les hôtels de luxe. Déjà que les politiciens français, dans leur immense majorité, ne savent ce qui se passe en Afrique (revoir ici, je ne m’en lasse pas), alors les sociaux-démocrates allemands… Lisez et faites vous une idée?  EV

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1040, Seine-Saint-Denis

La Chambre régionale des Comptes met en cause le SEAPFA

Vous voulez donner votre avis ? Cliquez ici... 06 novembre 2018

cliquez pour voir le rapport...

Dans un gros rapport (110 pages) , la Chambre régionale des comptes (CRC) a passé au crible la gestion du syndicat mixte SEAPFA depuis 2012. Un rapport qui date de mai dernier, mais qui a n’été rendu public que récemment.

Le syndicat d’équipement et d’aménagement des pays de France et de l’Aulnoye (SEAPFA) été créé en 1971 par les communes d’Aulnay-sous-Bois, du Blanc-Mesnil, de
Tremblay-Lès-Gonesse, devenue Tremblay-en-France en 1989, de Sevran et de Villepinte afin « d’étudier les problèmes d’équipement et d’aménagement qui se posent à l’ensemble de ces communes (…), de réaliser ou faire réaliser et éventuellement de gérer ou faire gérer les équipements et aménagements décidés et les services créés (…) »,
rappelle la CRC.
François Asensi, maire (ex PCF) de Tremblay, en avait été président de 1995 à 2014. Depuis cette date, c’est Bruno Beschizza, maire (LR) d’Aulnay-sous-Bois et président de l’EPT Terres d’Envol qui le préside.

En gros, si on lit entre les lignes, la CRC considère, sans le dire expressément, que ce syndicat devrait se dissoudre, compte-tenu qu’il existe désormais l’EPT Terres d’Envol.

Ce qui ne passe pas très bien, surtout du côté de Tremblay. Dans sa réponse (page 106) au rapport de la CRC, François Asensi  n’est visiblement pas très content. Et, selon mes informations on reproche, du côté de Tremblay  à la Cour une approche « politique » plus qu’autre chose en suggérant la dissolution du SEAPFA (que la ville de Drancy souhaite d’ailleurs). Rien ne devrait bouger cependant, tant que l’organisation de la Métropole ne sera fixée (ça traine…) EV

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1040, Politique, municipales 2020

Eléctions municipales 2020 : c’est déjà dans la tête de beaucoup

Vous voulez donner votre avis ? Cliquez ici... 04 novembre 2018

Dépouillement à Epiais

Les prochaines élections municipales se dérouleront en 2020, en mars probablement (les dates ne sont pas encore fixées). Comme d’habitude, Roissymail va suivre ça de près. La plupart du temps, connaissant bien les communes du Grand Roissy, je fais des pronostics qui en général sont bons (sauf en 2014, où je me suis planté lamentablement  sur trois communes: Villeparisis, Puiseux-en-France et Survilliers). Prudence donc…

Plusieurs maires ont déjà annoncé qu’ils se représenteront : Jean-Pierre Blazy à Gonesse (maire PS depuis 1995) qui devrait normalement affronter Cédric Sabouret, conseiller municipal PS entré en dissidence. Bernard Corneille à Othis (maire DVG depuis 2008), Isabelle Rusin à Epiais-lès-Louvres (maire DVD depuis 2008), Hervé Touguet maire LR de Villeparisis depuis 2014, Yves Albarello, maire LR de Claye-Souilly depuis 1989.

Que fera André Toulouse, maire DVD depuis… 1977 ? Il entretient le mystère jusqu’à ce jour. Dans le village, les rumeurs persistantes disent qu’une de ses adjointes, Patricia Petit pour ne pas la nommer, se présenterait en dissidence. Elle m’avait démenti voici 2 mois. Je pense que Toulouse y retournera. Que fera Georges Delhalt, maire (DVG) de Le Thillay depuis 2001 ? Il n’ira « certainement pas » vient-il de me dire.

Et François Asensi, maire (FG) de Tremblay-en-France depuis 1991 ? Pas moyen de lui tirer les vers du nez…  Idem pour Alain Louis (DVG) à Goussainville depuis 2009. Et  on peut supposer qu’Alain Aubry maire (LR puis LAREM) depuis 2008 y retournera.

Rappelons, et c’est heureux, que les maires sont les élus préférés des Français. EV

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1040, Editorial, Emploi

Deux ou trois choses… (partie 3 et fin)

Vous voulez donner votre avis ? Cliquez ici... 02 novembre 2018

voyez la vidéo dans mon article de 2014

J’avais vu que, courant 1991, le maire (PCF) de Tremblay-en-France, Georges Prudhomme, voulait passer la main, en cours de mandat à François Asensi, député (PCF) du secteur. Ca n’avait pas été simple.. Mais Asensi fut finalement élu maire en avril. Je connaissais Asensi depuis 1974. Il était à ‘époque membre du bureau national de la jeunesse communiste, à laquelle j’avais adhéré cette année-là. Il était venu au grand meeting (on avait jamais vu ça) que François Mitterrand, alors en campagne pour la présidentielle, avait tenu à Bar-le-Duc (55) où j’habitais alors. Et j’ai ensuite revu Asensi à l’Assemblée nationale (où j’étais assistant parlementaire) quand il a remplacé, après sa mort en janvier 1981, l’excellent et regretté  Rober Ballanger, député de Seine-Saint-Denis et président du groupe parlementaire PCF.

Je vois donc dans le Monde une annonce de la ville de Tremblay qui recrutait un chargé d’études pour les affaires économiques. L’affaire me plait bien. Je me décide à appeler Asensi. Il me reçoit en mairie , je le mets rapidement au courant de ma situation. Entretien sympa, souvenirs… . Malheureusement, le poste de chargé d’études est déjà pourvu.  Je lui laisse  mon CV.  Puis, quelque temps après, il  m’appelle. On se revoit en mairie.  En fait il a pensé à moi pour le poste vacant de directeur de la communication. Ça me laisse un peu perplexe, mais je vais pas faire la fine gueule… On discute d’un peu de tout, et je lui demande comment ça va avec (c’était une femme) la chargée d’études aux affaires économiques. Pas trop bien me répond-il, en fait on cherche un directeur de développement économique. Je saute  dessus: ah ça, ça m’intéresse beaucoup ! Il fait apporter le profil du poste, je le lis rapidement et lui confirme mon grand intérêt. En fait, j’avais le bon profil : je connaissais le monde des affaires, l’administration et la politique. Il est OK. Joie pour moi. Je lui précise tout de même que je ne suis plus au PCF. Il rigole en me disant qu’il s’en fout complétement (il était déjà en dissidence…).

Me voici donc embauché officiellement fin septembre. Petite équipe (deux secrétaires et la chargée d’études), bon budget, boulot passionnant. Tremblay est déjà bien lotie en matière économique et le potentiel est énorme. Rapidement, le service économique à la cote auprès des entreprises et des particuliers. Je recevais les gens le vendredi après-midi, sans RV préalable. Toujours beaucoup de monde… Parmi eux, beaucoup de chômeurs. Je faisais ce que je pouvais pour leur donner des conseils (j’étais bien placé)  infos, les mettre en contact avec les entreprises, surtout les nouvelles qui s’installaient, malgré la crise. Mais chez beaucoup, on ne sentait pas de motivation… Deux exemples, parmi de nombreux autres: un jour, un conseiller municipal me demande si je peux aider son fils, qui faisait des études « chimie » à obtenir un stage à l’Oréal, qui venait d’ouvrir un centre « coiffure » dans la ville. Je contacte aussitôt le directeur, recommande le gamin, et il accepte. Convention de stage signée, je suis content. Problème, je reçois quelques temps un coup de fil du directeur de l’établissement de l’Oréal : le jeune ne s’est pas présenté au stage, sans prévenir quiconque. J’ai pas l’air con… J’appelle son père,qui m’envoie poliment sur les roses : oh ! mon fils a changé d’avis…

Autre histoire: une employée de la mairie vient me voir pour me demander si je pouvais aider son mari, au chômage, à trouver un boulot. Je reçois ledit mari. Et l’informe que la Poste venait d’ouvrir un centre de tri, à CDG (sur le territoire de Tremblay) et embauchait en pagaille (l’ANPE locale n’était même pas au courant, et c’est moi qui les avait informés, pour qu’ils diffusent les offres). Ça n’intéresse pas le mari (ils habitaient pourtant au Vieux-Pays, à 5 mn du centre de tri) qui, me dit-il, cherche un emploi de … gardien d’un bâtiment municipal…

Moi, employeur… aux Prudhommes, deux fois

Fin 1996 je quitte la mairie à la fin de mon contrat et je crée mon entreprise. J’aurais pu m’inscrire de nouveau à Pôle emploi, mais j’ai pensé que ce n’était pas… moral. En fait, je ne  sais pas vraiment, au début, ce que je vais faire avec cette entreprise, mais j’avais de l’argent pour tenir plusieurs mois, et un super local au Vieux-Pays, gentiment mis à ma disposition par un industriel de Tremblay (gratuit!). En fait, je fais de la « communication », réalise des plaquettes pour des petites entreprises. mais les mois passent et mon « trésor de guerre » fond. Il faut que j’avance.

Je décide néanmoins d’embaucher une dame, ancienne commerçante, dont j’avais eu l’occasion, dans le passé d’apprécier (même intimement… Elle venait de faire faillite. Et je décide en même temps de réaliser la première carte de pole de Roissy, qui sera un grand succès. Et, juste après j’ai l’idée de lancer le magazine gratuit « Bénéfice.net« . Ça marche bien aussi. Ouf ! Mais il me faut quelqu’un de plus pour prospecter  (publicité et autres). C’est un métier ! J’avais croisé un gars qui en fait travaillait pour une agence de com’ parisienne, qui opérait aussi dans le Val d’Oise et éditait notamment un guide des zones d’activités du département, et c’est (on va l’appeler comme ça) ce gars, Henri, qui vendait la pub pour financer le guide. Il avait plusieurs fois vu Bénéfice.net et était intéressé pour travailler chez moi. Mais à ce moment je ne peux pas, financièrement, mais j’avais gardé ses coordonnées.

Quelques mois plus tard, je peux l’embaucher. A son prix. Un bon contrat pour lui (fixe important + commissions), bonnes conditions de travail. C’est un gars très sympa.  A ce moment, ma « commerçante » s’était mis en congé maladie, plus d’un mois de mémoire. Quand elle rentre et voit Henri, elle commence par crier, pensant que je voulais la remplacer etc. C’est parti en vrille. Elle exigeait en plus que je la paye normalement en attendant ses indemnités maladie. Compte tenu de son attitude, je refuse. Ca c’est terminé aux Prudhommes. J’ai engagé une avocate et ne suis pas allé au procès J’ai perdu et j’ai fait appel. Perdu encore, j’ai payé un peu, je ne sais plus combien et ça c’est terminé comme ça.

Mon Henri était toujours aussi sympa, toujours à l’heure, jamais d’absence. Je l’aimais bien et l’emmenais souvent manger au resto. Certains de mes amis disaient que c’était mon « homme de compagnie » tant ils nous voyaient souvent ensemble !  Sympa, mais il ne ramenait que peu de contrats nouveaux, se contentant de renouveler les anciens que j’avais conclus. Je patiente, mais a n’avance pas. On discute et il accepte que son contrat soit modifié : ses commissions (20% quand même) se limiteront aux seules pubs de Bénéfice.net.

Mais ça ne va pas mieux.  On prépare à ce moment là le numéro 15 de Bénéfice.net. Le sujet est « l’eau sur le pôle de Roissy. Un sujet transversal, susceptible de susciter beaucoup de publicité, variée. Mais il ne rentre rien… Ça traine et je suis obligé de faire son boulot. Il me dit, bon, ben je vais vendre les pubs pour la nouvelle carte du Grand Roissy. Je lui rappelle qu’il n’a pas droit à commission sur ça. Pour la première fois, il devient agressif. Si c’est comme ça, vous n’avez qu’a me licencier, me lance t-il. Ça faisait trois ans qu’il était chez moi. Je n’avais pas l’intention de le licencier, je n’y avais même pas pensé. Il se calme, on discute. Il me dit qu’il souhaite s’inscrire à l’ANPE, pour être indemnisé, le temps de voir venir.  Mais pour qu’il puisse être indemnisé, il doit être absolument licencié et non démissionner.  Je réfléchis. Je n’aime pas trop ce genre de procédé mais, puisqu’il avait été sympa jusque là, on décide que je lui enverrai une lettre recommandée lui signifiant son licenciement, ce qui rendra possible ses indemnités chômage . Je lui suggère d’ici là de prendre les congés qui lui restent, ce qu’il fait. J’envoie la lettre.

Il me téléphone ensuite et, d’une manière à nouveau agressive, me réclame des commissions auxquelles il n’avait pas droit. Je refuse, évidemment. Il se fâche, et me menace.  Je suis … triste.

Quelques jours après, je reçois un courrier dithyrambique d’une avocate qui me réclame des tas de choses pour Henri, me menace … Je la fais courte, ça se termine aux Prudhommes. Je m’entoure de conseils : un conseiller « prud’homme »  (d’un autre tribunal) et d’une amie inspectrice du travail. Je perds un temps fou à préparer le dossier. Je  vais au procès, sans avocat, avec des arguments. Henri est là avec son avocate (qu’il ne paye certainement pas, une pratique courante ais-je appris, les avocats se payent sur la bête, en cas de succès) , il regarde ses pieds, évite mon regard. Quelle déception. Résultat des courses, je perds. D’abord, sur le non respect de la procédure de licenciement, (ma seule lettre, c’était pour lui rendre service) car, et je le savais, il faut entretien préalable etc. Puis, après « débat », les juges lui demandent combien il veut, son avocate demande un montant astronomique. Puis les juges me demandent (carrément) combien je veux payer. Je réponds zéro.

Piètre « débat ». Les juges écoutent à peine et rendront un jugement à la Salomon. Je ne me souviens plus du montant auquel j’ai été condamné, mais je souviens bien avoir demandé à ma banque un prêt pour pouvoir payer !

En fait, peu de temps après, j’ai appris que le fameux Henri avait été embauché avant tout ça par une entreprise de com’, nouvellement créée à CDG qui avait commencé un journal (avec des appuis,c’était aussi destiné à me couler). Du coup Henri était parti avec mon carnet clients et « vendait » de la pub pour le nouveau « journal ». Mais son recruteur avait oublié une chose : Henri travaillait mal… Il n’a pas vendu grand chose et le « journal » a fait faillite au bout de 9 mois.

Un million d’emplois créés en un mois?

Je peux dire, ça serait trop long à raconter ici, qu’à une exception près, j’ai eu des problèmes à chaque embauche, passées les périodes d’essai. Et je ne suis pas le seul ! Le problème selon moi, c’est la trop grande rigidité du CDI (la « rupture conventionnelle » n’a rien arrangé). Le salarié très souvent fait ce qu’il veut. Et si d’aventure il est licencié (c’est dangereux, un salarié qui ne travaille pas coute très cher à l’entreprise), il ira toujours aux Prudhommes (qui sont débordés au passage) , qui rendront dans le meilleur des cas un jugement de Salomon.

C’est, à mon avis, une des causes du chômage massif et persistant en France.  Du coup les chefs d’entreprise sous-traitent en pagaille, voire se développent moins qu’elles ne pourraient. Il faudrait pouvoir licencier plus facilement. Au moins pour les TPE. Ce jour-là, comme je dis souvent, c’est un million d’emplois qui seront créés en France en un mois. Je ne connais pas un seul chef d’entreprise qui « s’amuserait » à licencier un bon élément. EV

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1040, Editorial, Emploi

Deux ou trois choses que je sais sur le chômage (partie 2)

Vous voulez donner votre avis ? Cliquez ici... 31 octobre 2018

à la SITL 1992, sur mon stand, avec une cliente

Je suis donc, à plein temps, les cours du stage « ingénieur d’affaires export ». On est un groupe d’une quinzaine de stagiaires. Je m’aperçois rapidement qu’en fait presque tous habitent Versailles ou non loin, et que la plupart n’ont pas le niveau requis (bac + 5 disait l’annonce). J’apprends alors que le temps du stage (une année scolaire) est décompté pour les indemnités chômage et donc les intéressés en profitent pour être indemnisés plus longtemps. J’apprends aussi qu’en fait les stages de la CCI sont financés par le Conseil régional. En fait de « rémunération », ce sont nos  indemnités chômage qu’on touche…

Nous n’avons qu’un seul « intervenant », sur tous les sujets. Un type de Goussainville je me souviens. Les semaines passent et on est un petit groupe (la majorité s’en fout) qui pensons que le gars n’est pas du tout à la hauteur, mais pas du tout. Deux quittent rapidement le stage. Un me propose qu’on dénonce publiquement cette imposture. Je me propose d’en parler déjà au directeur. Il m’écoute. D’autres font pareil. La grogne monte. Le directeur décide d’agir, trouve rapidement plusieurs « intervenants » et vide le gars de Goussainville.

C’est mieux, mais ça va toujours pas. Les « intervenants » improvisent… Ça devient pénible. Entre temps, il fallait acheter certains livres (comme le fameux « Exporter« , la bible du commerce international, ils en sont à ce jour à la 26ème édition) . Mais on ne trouve ces livres qu’à Paris. Je me charge donc de ça. J’ai l’idée d’aller directement chez l’éditeur de Exporter, Foucher. Je discute avec le directeur commercial. Il me fait une remise de 20% sur tout. Du coup je gagne trois sous ! Et j’ai fait la même choses avec d’autres livres. Mes stagiaires étaient contents, ils n’avaient pas à se déplacer.

Mais la situation du stage continue à se dégrader. Je décide de demander un RV à la CCI, dont le siège est à Versailles. Je suis reçu par deux élus consulaires. J’explique tout. Mais je me heurte à un mur. Ils ne veulent rien entendre. L’un contre-attaque même en mettant en doute mes propres compétences de professeur ! Rien à faire…

On doit être en janvier (1992). ll est hors de question que je continue à perdre mon temps jusqu’en juin, et je veux pas retourner enseigner….  J’ai alors l’idée de proposer au directeur un deal : j’arrête de l’emmerder et en échange, je n’assiste plus aux « cours », sans quitter officiellement le stage, et j’aurai mon « diplôme d’ingénieur » à la fin. Il est d’accord. Ouf ! Vous lisez donc un « ingénieur » ! Or ce titre est protégé  (voir ici) et je ne suis pas sûr que la CCI en question ait été dans les clous…

Transport et logistique

J’ai donc du temps et je suis « payé » à ne rien faire. Je continue mes recherches d’emploi, mais la situation du marché empire. Je m’occupe comme je peux. La vente des livres me donne une idée. Je me suis peu à peu aperçu qu’en fait, il y a, en plus d’Exporter, plein de livres qui concernent le commerce international. Le salon SITL (salon international du transport et de la logistique, comme il s’appelait alors) allait se tenir dans cette période,  au Palais des Congrès de la Porte de Versailles (il se tient depuis à Villepinte, voir le prochain). Je ne sais plus comment l’idée m’est venue, mais je me suis dit que je pourrais y vendre des livres sur ce vaste sujet. Je me suis rendu quelques jours avant sur le site où le salon était en cours de montage. Je demande à voir le directeur et lui explique mon idée de vendre des livres (avec la crise, je me doutais bien que le salon ne serait pas plein). Et ça a marché ! J’ai un petit endroit (pour 1000 Francs quand même, mais  c’était rien du tout par rapport aux prix officiels), mais bien placé. Je fonce acheter des tréteaux et un plateau, fait le plein de livres chez plusieurs éditeurs et si je ne vends pas tout, ils reprennent, c’est cool. Un jeune gars du stage est venu m’aider (c’est lui qui a pris la foto du haut). J’ai vendu beaucoup de livres, plus que je n’aurais cru. Bon pour le moral !!

Maastricht …

Devant la gare de l'Est. Celui qui est à ma droite, c'est mon beau-frère qui rentrait à Bar-le-Duc, bien surpris de me voir là!

Bon… pendant ce temps, je fais des p’tits boulots, histoire d’arrondir mon petit fin de mois. J’avais postulé, « fort » de mon expérience dans ma supérette de Cotonou, au Monoprix de la Place des Fêtes (Paris 19), près de chez moi. Le directeur, sympa et dynamique, me reçoit. Mais il ne peut que me proposer que 3 heures (au SMIC) le samedi matin, pour mettre les fromages en rayon (moi qui n’aime pas le fromage…). J’accepte… Je range les fromages… J’avais, au dessus de moi, un jeune chef de rayon (je n’ai rien contre ça) qui, petit à petit, avait imaginé  ma situation, et, ravi (il avait enfin du pouvoir)  me… cassais les c… J’ai subi, sans rien dire. Je suis allé néanmoins en parler au directeur, qui m’avait bien écouté, mais ne pouvais rien faire. J’ai fini par partir…

Dans le même temps , j’avais trouvé un autre petit job, plaisant celui-là : faire des cours de droit social dans une des plus célèbres écoles d’esthéticiennes de Paris. Je faisais donc cours devant une petite centaine de jeunes filles, toutes très belles, qui préparaient le CAP esthétique. 100 F de l’heure. A la fin du cycle, la directrice, sympa au demeurant, m’informe qu’elle ne me renouvellera pas : elle avait trouvé un jeune avocat qui ferait les cours gratuitement !

Pendant cette année 1992, la campagne pour le referendum sur le traité de Maastricht allait crescendo. Mais peu de personnes  comprenait pas bien ce traité, très touffu. Moi-même, européen convaincu,  je n’étais pas allé jusqu’au bout. Je vois qu’il y a quelques livres parus sur le sujet, qui expliquent bien. Ça m’a donné l’idée d’en vendre.  Même topo que pour la SITL, je vais voir les éditeurs et, pareil, ils reprendront les invendus. Je ne me souviens comment l’idée m’est venue, mais je décide d’en vendre sur le trottoir, à l’entrée de la gare de l’Est, avec mes tréteaux et mon plateau . En plus j’étais allé au bureau de la CEE boulevard Saint-Germain prendre des petits livrets expliquant le traité,  je les donnais aux passants, qui appréciaient. Et j’ai vendu beaucoup de livres ! Sauf que, le 3ème jour, j’ai eu la visite de la police, qui m’a ordonné de quitter sous peine de saisie des livres. Ce que j’ai fait, non sans sourire: il y avait plein de vendeurs de fruits ou de fleurs sur les trottoirs du quartier (et ailleurs, encore aujourd’hui), ceux-ci sont restés…

Je continue mes recherches d’emploi et voit, dans Le Monde, que ça bouge du côté de Tremblay-en-France…  EV

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1040, Editorial, Emploi

Deux ou trois choses que je sais du chômage (partie 1 )

Vous voulez donner votre avis ? Cliquez ici... 29 octobre 2018

A ce jour l'Insee n'a même pas mis en ligne les stats du 3ème trimestre...

L’importance et la persistance du chômage (structurel) (9.2% de la population active, en augmentation au 3ème trimestre) en France m’attristent et m’inspirent ces témoignages et ces réflexions.

Surtout que certains élus du Grand Roissy déplorent  un chômage important dans notre région, alors que celle-ci regorge, dans un espace somme toute réduit (20 km autour de CDG), d’entreprises et d’emplois, variés.

Ma génération (je suis né en 1954), et celle d’avant, quand on était jeune, n’a quasiment pas connu le chômage. Georges Prudhomme, ancien maire (PCF) de Tremblay me confiait un jour: « quand j’étais ouvrier, on avait aucun problème de chômage, c’était même l’inverse. Si les conditions de travail ou le salaire ne nous plaisaient plus, on quittait l’entreprise et le jour d’après on trouvait un autre emploi ».

Première fois à l’ANPE

J’ai connu une fois le chômage, mais d’une manière « exotique ». J’avais, depuis fin 1981 un bon poste d’expatrié au Bénin,en CDI. Mi-1984, suite à un petit conflit (j’avais raison…)  avec un directeur de Paris, je vois le patron et le mets à l’aise: s’il le faut, je démissionnerai. On se revoit quelques jours après et il me dit qu’il ne veut pas de conflit avec son directeur (qui « suivait » l’Afrique) et qu’il accepte ma démission. Je ne m’y attendais pas, mais j’ai honoré ma parole. Du coup, sympa, le DRH me fait un avenant au contrat en le transformant en CDD, de façon à ce que je puisse m’inscrire à l’ANPE et toucher les indemnités. Ce que je fais, à Paris, et comme je gagnais bien, ça me faisait une belle somme. Seul problème, à l’époque il fallait pointer tous les mois. Et je vivais au Bénin, où ma femme travaillait… Qu’à cela ne tienne, j’ai pris l’avion tous les mois pour venir pointer !  C’était cool. Pendant 3 mois. Pas plus car j’avais en tête, depuis un moment, de créer une entreprise d’import-export. Ce que j’ai fait, à Paris et j’ai pu ainsi, grâce à la mesure que Raymond Barre avait prise pour favoriser la création d’entreprise, « rafler » d’un coup les 9 mois d’indemnités restants.

J’avais  aussi créé,en même temps,  une entreprise (qui était la correspondante de celle de Paris) au Bénin, où je résidais la plupart du temps. Ça a bien marché, jusqu’en 1988, où les choses sont allées mal, pour diverses raisons, dont mon manque d’anticipation (que je n’oublierai jamais…). Pour éviter la faillite, je me rapproche d’un homme d’affaire béninois (concurrent, mais on était amis… jusqu’à aujourd’hui !) pour lui proposer une vente symbolique. Au vu des comptes, il refuse, mais me propose une  location gérance. Je n’ai pas le choix, j’accepte . Je reste le directeur de la boite, mais… avec un salaire africain ! Heureusement que ma femme était là, d’autant que je n’avais pas fait d’économies, pas moyen de rebondir. Mais bon, à cause de mes frasques africaines, on ne s’entend plus. Et un jour elle m’annonce (elle était fonctionnaire) qu’elle est mutée dans un autre pays africain, très loin. J’suis pas dans la m… Je m’arrange avec mon locataire gérant, et dépose, la mort dans l’âme le bilan de ma société. J’engage un avocat pour suivre le dossier.

Je vous la fais courte: hors de question que je suive ma femme. Et je ne pouvais rester au Bénin, sous peine de déclassement perso, comme javais eu l’occasion d’en voir (je parle de Blancs) au Bénin.   Me voici donc de retour, mi-1988, à Paris, dans l’appartement qui lui appartenait (c’est que plus tard qu’on avait divorcé) et, sympa, elle « m’entretient ». Il faut que je rebondisse, même si j’ai pas le moral et que la faillite m’a traumatisé. Je trouve néanmoins la force d’arrêter de fumer, d’un coup sec (ça a duré 9 ans). Objectif : trouver du boulot. ANPE (mais sans indemnités). C’est à ce moment que je découvre le mot « CV » que je n’avais jamais entendu de ma vie !  J’en fais donc un (j’avais pas de PC à l’époque), chez une fille maline qui avait ouvert une boutique avec un Mac: ça marchait bien !), mais qui est atypique… J’avais été serveur de restaurant, surveillant, assistant parlementaire (au groupe PCF), directeur d’un entrepôt frigorifique au Bénin, importateur-grossiste de viandes et volailles, gérant d’une supérette et d’un bar (toujours au Bénin)… A l’époque (ça a changé, heureusement) ces CV étaient jugés chaotiques et faisaient peur aux employeurs.

Je fais les petites annonces, envoie des CV. Aucun entretien (sauf un, on était 10 ensemble devant le recruteur…), aucune réponse… En plus, en 1989 commence en France et dans le monde, une grande récession économique, le chômage augmente… Et les choses ne s’arrangent pas: suite à une altercation avec ma femme dans le pays lointain où elle travaillait (elle était partie avec nos deux enfants et je souhaitais qu’elle se rapproche), elle décide ce coup-ci de divorcer. Et de me couper les vivres… Et de me vider de son appart’… Je perds le divorce et elle garde les enfants…  Et toujours pas de boulot…

Heureusement, j’avais depuis longtemps une copine à Paris, que j’avais connue en même temps que ma femme, à la fac. C’était l’époque de la liberté sexuelle, et j’étais amoureux des deux. Elles se connaissaient mais, forcément, ne s’aimaient pas (dommage d’ailleurs…). Cette copine, que j’avais fréquentée tout ce temps, prend les choses en main, trouve un appart à Paris (j’y suis toujours) et on s’installe. J’ai toujours pas de boulot, et c’est pas faute de chercher. Me voici de nouveau entretenu, c’est pas brillant ! Je me souviens avoir pleuré une fois, de découragement. Je ne pouvais pas rester sans travailler… Ma copine me trouve un truc: corriger des copies d’épreuves de CAP pour le compte de la DRAC Ile-de-France. Payé une misère, mais je le fais, ça m’occupe. Mais on ne me paye pas, ça dure, malgré mes relances tél… Du coup je vais au siège de la DRAC (non loin de chez moi), j’arrive à entrer dans le bureau du directeur (calmement). Sa secrétaire fait barrage, mais il sort de son bureau juste à ce moment. Je m’adresse à lui, il ne me répond pas, ne me regarde pas. Je lui dis que j’ai lu un article du Canard enchainé de la semaine qui le cite: il était intervenu illégalement en faveur d’une entreprise … Du coup il m’écoute. J’ai reçu le chèque trois jours après.

Maître auxiliaire !

Je ne sais plus comment, mais j’entends que l’Éducation nationale recrute des profs à tour de bras. Je postule par lettre. On m’envoie vers le rectorat de Versailles. J’y vais, je suis reçu, on ne me demande rien, même pas mes diplômes… Me voici embauché comme maitre auxiliaire au collège Malraux d’Asnieres-sur-Seine (revoir ici ). Pas bien payé, mais je suis heureux… Mais pas payé au bout de trois mois, au point que j’ai été obligé d’aller me plaindre, fâché ce coup-ci, à la TG de Versailles. Ils m’ont payé rapidement !

Retour à l’ANPE

Je suis nommé l’année d’après dans un collège qui venait de s’ouvrir à Cergy-le-Haut (bonjour le trajet depuis chez moi, Paris 20: métro, RER, bus et le reste à pied) puis l’année d’après au lycée Gustave Monod d’Enghien-lès-Bains. Beau lycée, qui fut réputé, au bord du lac, mais là aussi, c’est déjà le bordel… Même si le boulot de prof me plait, je n’ai pas envie de rester comme ça toute ma vie… Je continue à consulter les petites annonces, de plus en plus rares. Et j’ai toujours la nostalgie du Bénin, et de mon ancien boulot là-bas. Un jour, je vois une annonce dans « Le Monde » (que je lisais tous les jours) : stage d’ingénieur d’affaires export, rémunéré, sur un an… Ça vient de la Chambre de Commerce et d’industrie  (à l’époque elle s’appelait Versailles Val d’Oise Yvelines). je n’avais pas grand chose à apprendre à ce sujet, mais ça pouvait être bon pour rebondir. « Ingénieur « ! Je me dis : confiance. Je postule, me rend au centre de « formation », sis à Versailles et rencontre son directeur auquel je présente mon fameux CV. Après un mini test d’anglais de 5 minutes (écrit…), me voici rapidement accepté. Le « directeur » m’explique qu’en fait ce stage est destiné aux chômeurs inscrits à l’ANPE. Je suis étonné et me dis pourquoi pas (j’ai compris après…). Je négocie avec l’Éducation nationale et retourne m’inscrire à l’ANPE. Le stage peut commencer… A suivre… EV


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1039, délire

Violences à l’école: les bouches semblent s’ouvrir…

Vous voulez donner votre avis ? Cliquez ici... 23 octobre 2018

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Il aura fallu la fameuse « vidéo de Créteil » pour que le problème de la violence à l’école soit évoqué nationalement. Les médias en parlent (certains journalistes et/ou hommes politiques semblent découvrir la question).  Alors que ça dure (et ça empire) depuis au moins 30 ans, tout le monde le sait, mais c’est l’omerta, sujet tabou… En 2001, j’avais moi-même souhaité « que les bouches s’ouvrent » en parodiant la formule célèbre de Maurice Thorez. C’était dans un article du mensuel « Choses Publiques » que j’éditais alors (30 000 exemplaires, distribués gratuitement dans les foyers de Tremblay et Villepinte ). J’y relatais mon expérience de professeur d’histoire-géo, pendant  deux ans, quand j’étais rentré d’Afrique, en 1989 . Je n’y croyais pas! La première année, c’était au collège Malraux, à Asnières-sur-Seine. Un bordel (excusez, y’a pas d’autre termes) sans nom.  Et encore, j’ai pas tout dit ! A l’époque, j’avais évoqué ces problèmes récurrents (que je découvrais avec stupeur, voire effroi…) avec la Principale (une femme très dynamique et sympathique) et lui avait demandé si elle faisait « remonter » lesdits problèmes au rectorat. « Ils ne veulent même pas entendre ce sujet », m’avait-elle répondu, dépitée. Quelques années après, j’étais repassé devant le collège, par hasard. Les grilles autour du collège avaient triplé de hauteur (comme, on peut imaginer, les problèmes) … J’avais été aussi, en 1994 de mémoire, membre du conseil d’administration de collège Ronsard à Tremblay. Mêmes choses…

Lisez (ou relisez ) cet article (que j’ai laissé depuis des années sur ce Roissymail, colonne de droite) . Il reste donc terriblement et malheureusement d’actualité. EV


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1039, Hôtellerie, Immobilier d'entreprise, Roissy-en-France

Pose de la première pierre du complexe « Hyatt » à Paris Nord 2, sur le territoire de Roissy-en-France

Vous voulez donner votre avis ? Cliquez ici... 23 octobre 2018

Au premier plan, Patrick Renaud, président de la CA Roissy Pays de France et André Toulouse, maire de Roissy

Jeudi 18 octobre a eu lieu la pose de la première pierre (first stone laying, en anglais, j’aurai appris ça) du futur complexe hôtelier « Hyatt », à Paris Nord 2 (aménagée par Grand Paris Aménagement, ex AFTRP). C’est K&B (Kaufman & Broad  (département Immobilier d’entreprise) qui est à la manœuvre. Deux hôtels y sont en cours de construction : un Hyatt Place (309 chambres) et un Hyatt House (résidence hôtelière de 121 appartements).  Sur une parcelle de 2.16 ha, le projet de 20 083 m s’élèvera sur 5 étages construits autour d’un vaste jardin paysager. Il proposera des salles de conférence partagées, un espace bar et restauration ouvert toute la journée, une salle de gym ainsi qu’une vaste piscine. L’ensemble s’inscrit  dans une démarche de certification BREEAM niveau Very Good.

K&B a « vendu » le projet en VEFA et en BEFA (voyez ce que c’est ici: un OVNI juridique! ) au groupe britannique (comme quoi le Brexit n’empêche rien…) Cycas Hospitality, qui a vite rendu compte de l’évènement sur son site : c’est ici. L’ouverture des hôtels est prévue en 2020.

On se réjouira ici de ce nouvel investissement hôtelier, qui conforte la place importante du Grand Roissy  dans l’offre hôtelière d’Ile-de-France (la 2ème après Paris). Et singulièrement sur la commune de Roissy-en-France. Il faut se souvenir que c’est en 1976 que c’est ouvert le 1er hôtel de Roissy Village (Holiday Inn, maintenant Best Western) et que depuis cette date, André Toulouse a soutenu l’initiative de Heinz Gloor pour développer ce qui est aujourd’hui appelé la zone hôtelière de Roissy, un grand succès que j’ai suivi année après année.

Le secteur hôtelier sur le Grand Roissy, en plein boum, grâce  notamment au trafic aérien

cliquez pour mieux voir

Bonne occasion pour signaler deux notes rédigées par l’Office de tourisme de Roissy. la première est intitulée « Perspective : parc hôtelier de Roissy et alentours à partir de 2018″. On y voit le nombre d’hôtels sur le territoire de la commune et ceux à venir d’ici 2023. C’est impressionnant !

La seconde, « Rétrospective Parc hôtelier Roissy et alentours 2010 2017 » (en fait limitée à Roissy, Tremblay et Mesnil-Amelot ») . On peut y lire que le nombre de passagers à CDG a augmenté de 10 millions de passagers en 7 ans !  Il y aussi des tableau sur le taux d’occupation des hôtels (on peut y voir une grosse baisse en 2016 suite aux attentats islamistes), le rendement des chambres (revpar) etc. Consultez lès, c’est très instructif.  EV

 

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1039, Nécrologie, Roissy CDG

Souvenirs de Paul Andreu

Vous voulez donner votre avis ? Cliquez ici... 22 octobre 2018

Paul Andreu est donc mort le 11 octobre dernier, à l’âge de 80 ans. Son œuvre a été immense, en France et dans le monde. Voyez ça sur wikipédia et aussi sur son site web où son équipe lui rend hommage. Il a bien sûr conçu toutes les aérogares de CDG, à commencé par la première, mise en service en 1974.

Inauguration de CDG 2, en 1982. On reconnait Georges Prudhomme, maire de Tremblay (écharpe), François Mitterrand, Paul Andreu, Gaston Deffere

J’ai eu le plaisir de le connaitre et de le côtoyer notamment lors de la construction du terminal 2E, que je suivais alors pour mon journal Bénéfice.net. Le courant était bien passé entre nous, au point qu’il avait accepté d’être l’invité d’honneur de la petite fête que j’avais organisée pour les 3 ans de mon agence VPP (voir les cartons ci-dessous).

Il aura été incinéré ce jour, 10h30, au crématorium du cimetière du Père Lachaise à Paris.  Tristes pensées … EV


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