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1040, Editorial, Emploi

Deux ou trois choses que je sais du chômage (partie 1 )

0 Commentaires 29 octobre 2018

A ce jour l'Insee n'a même pas mis en ligne les stats du 3ème trimestre...

L’importance et la persistance du chômage (structurel) (9.2% de la population active, en augmentation au 3ème trimestre) en France m’attristent et m’inspirent ces témoignages et ces réflexions.

Surtout que certains élus du Grand Roissy déplorent  un chômage important dans notre région, alors que celle-ci regorge, dans un espace somme toute réduit (20 km autour de CDG), d’entreprises et d’emplois, variés.

Ma génération (je suis né en 1954), et celle d’avant, quand on était jeune, n’a quasiment pas connu le chômage. Georges Prudhomme, ancien maire (PCF) de Tremblay me confiait un jour: « quand j’étais ouvrier, on avait aucun problème de chômage, c’était même l’inverse. Si les conditions de travail ou le salaire ne nous plaisaient plus, on quittait l’entreprise et le jour d’après on trouvait un autre emploi ».

Première fois à l’ANPE

J’ai connu une fois le chômage, mais d’une manière « exotique ». J’avais, depuis fin 1981 un bon poste d’expatrié au Bénin,en CDI. Mi-1984, suite à un petit conflit (j’avais raison…)  avec un directeur de Paris, je vois le patron et le mets à l’aise: s’il le faut, je démissionnerai. On se revoit quelques jours après et il me dit qu’il ne veut pas de conflit avec son directeur (qui « suivait » l’Afrique) et qu’il accepte ma démission. Je ne m’y attendais pas, mais j’ai honoré ma parole. Du coup, sympa, le DRH me fait un avenant au contrat en le transformant en CDD, de façon à ce que je puisse m’inscrire à l’ANPE et toucher les indemnités. Ce que je fais, à Paris, et comme je gagnais bien, ça me faisait une belle somme. Seul problème, à l’époque il fallait pointer tous les mois. Et je vivais au Bénin, où ma femme travaillait… Qu’à cela ne tienne, j’ai pris l’avion tous les mois pour venir pointer !  C’était cool. Pendant 3 mois. Pas plus car j’avais en tête, depuis un moment, de créer une entreprise d’import-export. Ce que j’ai fait, à Paris et j’ai pu ainsi, grâce à la mesure que Raymond Barre avait prise pour favoriser la création d’entreprise, « rafler » d’un coup les 9 mois d’indemnités restants.

J’avais  aussi créé,en même temps,  une entreprise (qui était la correspondante de celle de Paris) au Bénin, où je résidais la plupart du temps. Ça a bien marché, jusqu’en 1988, où les choses sont allées mal, pour diverses raisons, dont mon manque d’anticipation (que je n’oublierai jamais…). Pour éviter la faillite, je me rapproche d’un homme d’affaire béninois (concurrent, mais on était amis… jusqu’à aujourd’hui !) pour lui proposer une vente symbolique. Au vu des comptes, il refuse, mais me propose une  location gérance. Je n’ai pas le choix, j’accepte . Je reste le directeur de la boite, mais… avec un salaire africain ! Heureusement que ma femme était là, d’autant que je n’avais pas fait d’économies, pas moyen de rebondir. Mais bon, à cause de mes frasques africaines, on ne s’entend plus. Et un jour elle m’annonce (elle était fonctionnaire) qu’elle est mutée dans un autre pays africain, très loin. J’suis pas dans la m… Je m’arrange avec mon locataire gérant, et dépose, la mort dans l’âme le bilan de ma société. J’engage un avocat pour suivre le dossier.

Je vous la fais courte: hors de question que je suive ma femme. Et je ne pouvais rester au Bénin, sous peine de déclassement perso, comme javais eu l’occasion d’en voir (je parle de Blancs) au Bénin.   Me voici donc de retour, mi-1988, à Paris, dans l’appartement qui lui appartenait (c’est que plus tard qu’on avait divorcé) et, sympa, elle « m’entretient ». Il faut que je rebondisse, même si j’ai pas le moral et que la faillite m’a traumatisé. Je trouve néanmoins la force d’arrêter de fumer, d’un coup sec (ça a duré 9 ans). Objectif : trouver du boulot. ANPE (mais sans indemnités). C’est à ce moment que je découvre le mot « CV » que je n’avais jamais entendu de ma vie !  J’en fais donc un (j’avais pas de PC à l’époque), chez une fille maline qui avait ouvert une boutique avec un Mac: ça marchait bien !), mais qui est atypique… J’avais été serveur de restaurant, surveillant, assistant parlementaire (au groupe PCF), directeur d’un entrepôt frigorifique au Bénin, importateur-grossiste de viandes et volailles, gérant d’une supérette et d’un bar (toujours au Bénin)… A l’époque (ça a changé, heureusement) ces CV étaient jugés chaotiques et faisaient peur aux employeurs.

Je fais les petites annonces, envoie des CV. Aucun entretien (sauf un, on était 10 ensemble devant le recruteur…), aucune réponse… En plus, en 1989 commence en France et dans le monde, une grande récession économique, le chômage augmente… Et les choses ne s’arrangent pas: suite à une altercation avec ma femme dans le pays lointain où elle travaillait (elle était partie avec nos deux enfants et je souhaitais qu’elle se rapproche), elle décide ce coup-ci de divorcer. Et de me couper les vivres… Et de me vider de son appart’… Je perds le divorce et elle garde les enfants…  Et toujours pas de boulot…

Heureusement, j’avais depuis longtemps une copine à Paris, que j’avais connue en même temps que ma femme, à la fac. C’était l’époque de la liberté sexuelle, et j’étais amoureux des deux. Elles se connaissaient mais, forcément, ne s’aimaient pas (dommage d’ailleurs…). Cette copine, que j’avais fréquentée tout ce temps, prend les choses en main, trouve un appart à Paris (j’y suis toujours) et on s’installe. J’ai toujours pas de boulot, et c’est pas faute de chercher. Me voici de nouveau entretenu, c’est pas brillant ! Je me souviens avoir pleuré une fois, de découragement. Je ne pouvais pas rester sans travailler… Ma copine me trouve un truc: corriger des copies d’épreuves de CAP pour le compte de la DRAC Ile-de-France. Payé une misère, mais je le fais, ça m’occupe. Mais on ne me paye pas, ça dure, malgré mes relances tél… Du coup je vais au siège de la DRAC (non loin de chez moi), j’arrive à entrer dans le bureau du directeur (calmement). Sa secrétaire fait barrage, mais il sort de son bureau juste à ce moment. Je m’adresse à lui, il ne me répond pas, ne me regarde pas. Je lui dis que j’ai lu un article du Canard enchainé de la semaine qui le cite: il était intervenu illégalement en faveur d’une entreprise … Du coup il m’écoute. J’ai reçu le chèque trois jours après.

Maître auxiliaire !

Je ne sais plus comment, mais j’entends que l’Éducation nationale recrute des profs à tour de bras. Je postule par lettre. On m’envoie vers le rectorat de Versailles. J’y vais, je suis reçu, on ne me demande rien, même pas mes diplômes… Me voici embauché comme maitre auxiliaire au collège Malraux d’Asnieres-sur-Seine (revoir ici ). Pas bien payé, mais je suis heureux… Mais pas payé au bout de trois mois, au point que j’ai été obligé d’aller me plaindre, fâché ce coup-ci, à la TG de Versailles. Ils m’ont payé rapidement !

Retour à l’ANPE

Je suis nommé l’année d’après dans un collège qui venait de s’ouvrir à Cergy-le-Haut (bonjour le trajet depuis chez moi, Paris 20: métro, RER, bus et le reste à pied) puis l’année d’après au lycée Gustave Monod d’Enghien-lès-Bains. Beau lycée, qui fut réputé, au bord du lac, mais là aussi, c’est déjà le bordel… Même si le boulot de prof me plait, je n’ai pas envie de rester comme ça toute ma vie… Je continue à consulter les petites annonces, de plus en plus rares. Et j’ai toujours la nostalgie du Bénin, et de mon ancien boulot là-bas. Un jour, je vois une annonce dans « Le Monde » (que je lisais tous les jours) : stage d’ingénieur d’affaires export, rémunéré, sur un an… Ça vient de la Chambre de Commerce et d’industrie  (à l’époque elle s’appelait Versailles Val d’Oise Yvelines). je n’avais pas grand chose à apprendre à ce sujet, mais ça pouvait être bon pour rebondir. « Ingénieur « ! Je me dis : confiance. Je postule, me rend au centre de « formation », sis à Versailles et rencontre son directeur auquel je présente mon fameux CV. Après un mini test d’anglais de 5 minutes (écrit…), me voici rapidement accepté. Le « directeur » m’explique qu’en fait ce stage est destiné aux chômeurs inscrits à l’ANPE. Je suis étonné et me dis pourquoi pas (j’ai compris après…). Je négocie avec l’Éducation nationale et retourne m’inscrire à l’ANPE. Le stage peut commencer… A suivre… EV



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Auteur

Eric

Eric - qui a écrit 808 Articles sur Roissy Mail.


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