attendez-vous à savoir …

ROISSYBUSINESSBIS

A LIRE ABSOLUMENT (recommandé par RM)

silence_coupable

RoissyMail embauche !

canstockphoto16466792BIS

un rédacteur, une rédactrice. Cliquez pour en savoir plus

CARTE DU GRAND ROISSY

CarteRM214

Téléchargez-là ou commandez-là chez nous

Prenez vos jumelles et devenez …

Prenez vos jumelles et devenez ...

pas voyeur, mais...

On rigole aux Rigoles

IMG_2347

Brasserie Les Rigoles à Paris 20. On recommande ! cliquez...

RoissyMail-Le-Magazine n°31

RoissyMail-Le-Mag-3101

Dans ce n°: le PNR, mais aussi un gros dossier très business sur les nouvelles ZAE du Grand Roissy. Un "collector"...

RoissyMail le Mag n°30

Pages de RM30BD2 copie

Tout savoir, dans ce numéro sur le Parc d'Exposition de Villepinte et son extension.

RETROUVEZ LES ANCIENS RM

RM

numéros 14 (2004) à 499 (juin 2012): une mine d'infos et de témoignages sur le Grand Roissy

Pour ceux qui ne l’auraient pas lu. Un vrai roman

bn26-1.pdf
  • http://www.parisnord2.fr/

Suivez-nous now sur twitter ! @roissymail

Suivez-nous now sur twitter ! @roissymail

Pour toujours mieux vous informer ...

CHOSES PUBLIQUES

Doc CP numero 2 ok

Violence à l'école: ça ne date pas d'hier. Lisez ce témoignage d'EV (2001)

Le (vrai) dernier RM le Mag !

Pages de RoissyMail Magazine 25 copie

Un numéro "collector" , carrément génial

RoissyMail Le Magazine N°32

Pages de ROISSYMAIL32BIS copie

La gare du métro « Grand Paris Express » au Mesnil-Amelot

garemetroGrandParis Mesnil-Amelot copie

Inscription à la Newsletter RoissyMail

Inscrivez-vous à la newsletter

Email *

Nom *

Entreprise

Fonction dans l'entreprise

Site web



captcha


* = indispensable

Roissy Mail Le Magazine n°29

Pages de RM29bd2 copie

Les dossiers de nos Mag restent toujours jeunes... Consultez ou téléchargez le n°29 facilement.

Nos anciens journaux papiers

Capturebn2

Une mine d'infos pour comprendre le territoire

J’ai 14 ANS….

moibdrm

CLIQUEZ !

1040, Editorial, Emploi

Deux ou trois choses que je sais sur le chômage (partie 2)

0 Commentaires 31 octobre 2018

à la SITL 1992, sur mon stand, avec une cliente

Je suis donc, à plein temps, les cours du stage « ingénieur d’affaires export ». On est un groupe d’une quinzaine de stagiaires. Je m’aperçois rapidement qu’en fait presque tous habitent Versailles ou non loin, et que la plupart n’ont pas le niveau requis (bac + 5 disait l’annonce). J’apprends alors que le temps du stage (une année scolaire) est décompté pour les indemnités chômage et donc les intéressés en profitent pour être indemnisés plus longtemps. J’apprends aussi qu’en fait les stages de la CCI sont financés par le Conseil régional. En fait de « rémunération », ce sont nos  indemnités chômage qu’on touche…

Nous n’avons qu’un seul « intervenant », sur tous les sujets. Un type de Goussainville je me souviens. Les semaines passent et on est un petit groupe (la majorité s’en fout) qui pensons que le gars n’est pas du tout à la hauteur, mais pas du tout. Deux quittent rapidement le stage. Un me propose qu’on dénonce publiquement cette imposture. Je me propose d’en parler déjà au directeur. Il m’écoute. D’autres font pareil. La grogne monte. Le directeur décide d’agir, trouve rapidement plusieurs « intervenants » et vide le gars de Goussainville.

C’est mieux, mais ça va toujours pas. Les « intervenants » improvisent… Ça devient pénible. Entre temps, il fallait acheter certains livres (comme le fameux « Exporter« , la bible du commerce international, ils en sont à ce jour à la 26ème édition) . Mais on ne trouve ces livres qu’à Paris. Je me charge donc de ça. J’ai l’idée d’aller directement chez l’éditeur de Exporter, Foucher. Je discute avec le directeur commercial. Il me fait une remise de 20% sur tout. Du coup je gagne trois sous ! Et j’ai fait la même choses avec d’autres livres. Mes stagiaires étaient contents, ils n’avaient pas à se déplacer.

Mais la situation du stage continue à se dégrader. Je décide de demander un RV à la CCI, dont le siège est à Versailles. Je suis reçu par deux élus consulaires. J’explique tout. Mais je me heurte à un mur. Ils ne veulent rien entendre. L’un contre-attaque même en mettant en doute mes propres compétences de professeur ! Rien à faire…

On doit être en janvier (1992). ll est hors de question que je continue à perdre mon temps jusqu’en juin, et je veux pas retourner enseigner….  J’ai alors l’idée de proposer au directeur un deal : j’arrête de l’emmerder et en échange, je n’assiste plus aux « cours », sans quitter officiellement le stage, et j’aurai mon « diplôme d’ingénieur » à la fin. Il est d’accord. Ouf ! Vous lisez donc un « ingénieur » ! Or ce titre est protégé  (voir ici) et je ne suis pas sûr que la CCI en question ait été dans les clous…

Transport et logistique

J’ai donc du temps et je suis « payé » à ne rien faire. Je continue mes recherches d’emploi, mais la situation du marché empire. Je m’occupe comme je peux. La vente des livres me donne une idée. Je me suis peu à peu aperçu qu’en fait, il y a, en plus d’Exporter, plein de livres qui concernent le commerce international. Le salon SITL (salon international du transport et de la logistique, comme il s’appelait alors) allait se tenir dans cette période,  au Palais des Congrès de la Porte de Versailles (il se tient depuis à Villepinte, voir le prochain). Je ne sais plus comment l’idée m’est venue, mais je me suis dit que je pourrais y vendre des livres sur ce vaste sujet. Je me suis rendu quelques jours avant sur le site où le salon était en cours de montage. Je demande à voir le directeur et lui explique mon idée de vendre des livres (avec la crise, je me doutais bien que le salon ne serait pas plein). Et ça a marché ! J’ai un petit endroit (pour 1000 Francs quand même, mais  c’était rien du tout par rapport aux prix officiels), mais bien placé. Je fonce acheter des tréteaux et un plateau, fait le plein de livres chez plusieurs éditeurs et si je ne vends pas tout, ils reprennent, c’est cool. Un jeune gars du stage est venu m’aider (c’est lui qui a pris la foto du haut). J’ai vendu beaucoup de livres, plus que je n’aurais cru. Bon pour le moral !!

Maastricht …

Devant la gare de l'Est. Celui qui est à ma droite, c'est mon beau-frère qui rentrait à Bar-le-Duc, bien surpris de me voir là!

Bon… pendant ce temps, je fais des p’tits boulots, histoire d’arrondir mon petit fin de mois. J’avais postulé, « fort » de mon expérience dans ma supérette de Cotonou, au Monoprix de la Place des Fêtes (Paris 19), près de chez moi. Le directeur, sympa et dynamique, me reçoit. Mais il ne peut que me proposer que 3 heures (au SMIC) le samedi matin, pour mettre les fromages en rayon (moi qui n’aime pas le fromage…). J’accepte… Je range les fromages… J’avais, au dessus de moi, un jeune chef de rayon (je n’ai rien contre ça) qui, petit à petit, avait imaginé  ma situation, et, ravi (il avait enfin du pouvoir)  me… cassais les c… J’ai subi, sans rien dire. Je suis allé néanmoins en parler au directeur, qui m’avait bien écouté, mais ne pouvais rien faire. J’ai fini par partir…

Dans le même temps , j’avais trouvé un autre petit job, plaisant celui-là : faire des cours de droit social dans une des plus célèbres écoles d’esthéticiennes de Paris. Je faisais donc cours devant une petite centaine de jeunes filles, toutes très belles, qui préparaient le CAP esthétique. 100 F de l’heure. A la fin du cycle, la directrice, sympa au demeurant, m’informe qu’elle ne me renouvellera pas : elle avait trouvé un jeune avocat qui ferait les cours gratuitement !

Pendant cette année 1992, la campagne pour le referendum sur le traité de Maastricht allait crescendo. Mais peu de personnes  comprenait pas bien ce traité, très touffu. Moi-même, européen convaincu,  je n’étais pas allé jusqu’au bout. Je vois qu’il y a quelques livres parus sur le sujet, qui expliquent bien. Ça m’a donné l’idée d’en vendre.  Même topo que pour la SITL, je vais voir les éditeurs et, pareil, ils reprendront les invendus. Je ne me souviens comment l’idée m’est venue, mais je décide d’en vendre sur le trottoir, à l’entrée de la gare de l’Est, avec mes tréteaux et mon plateau . En plus j’étais allé au bureau de la CEE boulevard Saint-Germain prendre des petits livrets expliquant le traité,  je les donnais aux passants, qui appréciaient. Et j’ai vendu beaucoup de livres ! Sauf que, le 3ème jour, j’ai eu la visite de la police, qui m’a ordonné de quitter sous peine de saisie des livres. Ce que j’ai fait, non sans sourire: il y avait plein de vendeurs de fruits ou de fleurs sur les trottoirs du quartier (et ailleurs, encore aujourd’hui), ceux-ci sont restés…

Je continue mes recherches d’emploi et voit, dans Le Monde, que ça bouge du côté de Tremblay-en-France…  EV


Partagez :
  • email
  • Facebook
  • Twitter
  • Google Bookmarks
  • LinkedIn
  • MySpace
  • del.icio.us
  • Technorati
Imprimer Imprimer

Auteur

Eric

Eric - qui a écrit 808 Articles sur Roissy Mail.


Contacter l'auteur

Partagez votre opinion

Poster un commentaire


7 - = 5

Protected by WP Anti Spam

© 2018 Roissy Mail. Porpulsé par Wordpress.

Thèmes Wordpress par Agence Rdva