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Deux ou trois choses… (partie 3 et fin)

0 Commentaires 02 novembre 2018

voyez la vidéo dans mon article de 2014

J’avais vu que, courant 1991, le maire (PCF) de Tremblay-en-France, Georges Prudhomme, voulait passer la main, en cours de mandat à François Asensi, député (PCF) du secteur. Ca n’avait pas été simple.. Mais Asensi fut finalement élu maire en avril. Je connaissais Asensi depuis 1974. Il était à ‘époque membre du bureau national de la jeunesse communiste, à laquelle j’avais adhéré cette année-là. Il était venu au grand meeting (on avait jamais vu ça) que François Mitterrand, alors en campagne pour la présidentielle, avait tenu à Bar-le-Duc (55) où j’habitais alors. Et j’ai ensuite revu Asensi à l’Assemblée nationale (où j’étais assistant parlementaire) quand il a remplacé, après sa mort en janvier 1981, l’excellent et regretté  Rober Ballanger, député de Seine-Saint-Denis et président du groupe parlementaire PCF.

Je vois donc dans le Monde une annonce de la ville de Tremblay qui recrutait un chargé d’études pour les affaires économiques. L’affaire me plait bien. Je me décide à appeler Asensi. Il me reçoit en mairie , je le mets rapidement au courant de ma situation. Entretien sympa, souvenirs… . Malheureusement, le poste de chargé d’études est déjà pourvu.  Je lui laisse  mon CV.  Puis, quelque temps après, il  m’appelle. On se revoit en mairie.  En fait il a pensé à moi pour le poste vacant de directeur de la communication. Ça me laisse un peu perplexe, mais je vais pas faire la fine gueule… On discute d’un peu de tout, et je lui demande comment ça va avec (c’était une femme) la chargée d’études aux affaires économiques. Pas trop bien me répond-il, en fait on cherche un directeur de développement économique. Je saute  dessus: ah ça, ça m’intéresse beaucoup ! Il fait apporter le profil du poste, je le lis rapidement et lui confirme mon grand intérêt. En fait, j’avais le bon profil : je connaissais le monde des affaires, l’administration et la politique. Il est OK. Joie pour moi. Je lui précise tout de même que je ne suis plus au PCF. Il rigole en me disant qu’il s’en fout complétement (il était déjà en dissidence…).

Me voici donc embauché officiellement fin septembre. Petite équipe (deux secrétaires et la chargée d’études), bon budget, boulot passionnant. Tremblay est déjà bien lotie en matière économique et le potentiel est énorme. Rapidement, le service économique à la cote auprès des entreprises et des particuliers. Je recevais les gens le vendredi après-midi, sans RV préalable. Toujours beaucoup de monde… Parmi eux, beaucoup de chômeurs. Je faisais ce que je pouvais pour leur donner des conseils (j’étais bien placé)  infos, les mettre en contact avec les entreprises, surtout les nouvelles qui s’installaient, malgré la crise. Mais chez beaucoup, on ne sentait pas de motivation… Deux exemples, parmi de nombreux autres: un jour, un conseiller municipal me demande si je peux aider son fils, qui faisait des études « chimie » à obtenir un stage à l’Oréal, qui venait d’ouvrir un centre « coiffure » dans la ville. Je contacte aussitôt le directeur, recommande le gamin, et il accepte. Convention de stage signée, je suis content. Problème, je reçois quelques temps un coup de fil du directeur de l’établissement de l’Oréal : le jeune ne s’est pas présenté au stage, sans prévenir quiconque. J’ai pas l’air con… J’appelle son père,qui m’envoie poliment sur les roses : oh ! mon fils a changé d’avis…

Autre histoire: une employée de la mairie vient me voir pour me demander si je pouvais aider son mari, au chômage, à trouver un boulot. Je reçois ledit mari. Et l’informe que la Poste venait d’ouvrir un centre de tri, à CDG (sur le territoire de Tremblay) et embauchait en pagaille (l’ANPE locale n’était même pas au courant, et c’est moi qui les avait informés, pour qu’ils diffusent les offres). Ça n’intéresse pas le mari (ils habitaient pourtant au Vieux-Pays, à 5 mn du centre de tri) qui, me dit-il, cherche un emploi de … gardien d’un bâtiment municipal…

Moi, employeur… aux Prudhommes, deux fois

Fin 1996 je quitte la mairie à la fin de mon contrat et je crée mon entreprise. J’aurais pu m’inscrire de nouveau à Pôle emploi, mais j’ai pensé que ce n’était pas… moral. En fait, je ne  sais pas vraiment, au début, ce que je vais faire avec cette entreprise, mais j’avais de l’argent pour tenir plusieurs mois, et un super local au Vieux-Pays, gentiment mis à ma disposition par un industriel de Tremblay (gratuit!). En fait, je fais de la « communication », réalise des plaquettes pour des petites entreprises. mais les mois passent et mon « trésor de guerre » fond. Il faut que j’avance.

Je décide néanmoins d’embaucher une dame, ancienne commerçante, dont j’avais eu l’occasion, dans le passé d’apprécier (même intimement… Elle venait de faire faillite. Et je décide en même temps de réaliser la première carte de pole de Roissy, qui sera un grand succès. Et, juste après j’ai l’idée de lancer le magazine gratuit « Bénéfice.net« . Ça marche bien aussi. Ouf ! Mais il me faut quelqu’un de plus pour prospecter  (publicité et autres). C’est un métier ! J’avais croisé un gars qui en fait travaillait pour une agence de com’ parisienne, qui opérait aussi dans le Val d’Oise et éditait notamment un guide des zones d’activités du département, et c’est (on va l’appeler comme ça) ce gars, Henri, qui vendait la pub pour financer le guide. Il avait plusieurs fois vu Bénéfice.net et était intéressé pour travailler chez moi. Mais à ce moment je ne peux pas, financièrement, mais j’avais gardé ses coordonnées.

Quelques mois plus tard, je peux l’embaucher. A son prix. Un bon contrat pour lui (fixe important + commissions), bonnes conditions de travail. C’est un gars très sympa.  A ce moment, ma « commerçante » s’était mis en congé maladie, plus d’un mois de mémoire. Quand elle rentre et voit Henri, elle commence par crier, pensant que je voulais la remplacer etc. C’est parti en vrille. Elle exigeait en plus que je la paye normalement en attendant ses indemnités maladie. Compte tenu de son attitude, je refuse. Ca c’est terminé aux Prudhommes. J’ai engagé une avocate et ne suis pas allé au procès J’ai perdu et j’ai fait appel. Perdu encore, j’ai payé un peu, je ne sais plus combien et ça c’est terminé comme ça.

Mon Henri était toujours aussi sympa, toujours à l’heure, jamais d’absence. Je l’aimais bien et l’emmenais souvent manger au resto. Certains de mes amis disaient que c’était mon « homme de compagnie » tant ils nous voyaient souvent ensemble !  Sympa, mais il ne ramenait que peu de contrats nouveaux, se contentant de renouveler les anciens que j’avais conclus. Je patiente, mais a n’avance pas. On discute et il accepte que son contrat soit modifié : ses commissions (20% quand même) se limiteront aux seules pubs de Bénéfice.net.

Mais ça ne va pas mieux.  On prépare à ce moment là le numéro 15 de Bénéfice.net. Le sujet est « l’eau sur le pôle de Roissy. Un sujet transversal, susceptible de susciter beaucoup de publicité, variée. Mais il ne rentre rien… Ça traine et je suis obligé de faire son boulot. Il me dit, bon, ben je vais vendre les pubs pour la nouvelle carte du Grand Roissy. Je lui rappelle qu’il n’a pas droit à commission sur ça. Pour la première fois, il devient agressif. Si c’est comme ça, vous n’avez qu’a me licencier, me lance t-il. Ça faisait trois ans qu’il était chez moi. Je n’avais pas l’intention de le licencier, je n’y avais même pas pensé. Il se calme, on discute. Il me dit qu’il souhaite s’inscrire à l’ANPE, pour être indemnisé, le temps de voir venir.  Mais pour qu’il puisse être indemnisé, il doit être absolument licencié et non démissionner.  Je réfléchis. Je n’aime pas trop ce genre de procédé mais, puisqu’il avait été sympa jusque là, on décide que je lui enverrai une lettre recommandée lui signifiant son licenciement, ce qui rendra possible ses indemnités chômage . Je lui suggère d’ici là de prendre les congés qui lui restent, ce qu’il fait. J’envoie la lettre.

Il me téléphone ensuite et, d’une manière à nouveau agressive, me réclame des commissions auxquelles il n’avait pas droit. Je refuse, évidemment. Il se fâche, et me menace.  Je suis … triste.

Quelques jours après, je reçois un courrier dithyrambique d’une avocate qui me réclame des tas de choses pour Henri, me menace … Je la fais courte, ça se termine aux Prudhommes. Je m’entoure de conseils : un conseiller « prud’homme »  (d’un autre tribunal) et d’une amie inspectrice du travail. Je perds un temps fou à préparer le dossier. Je  vais au procès, sans avocat, avec des arguments. Henri est là avec son avocate (qu’il ne paye certainement pas, une pratique courante ais-je appris, les avocats se payent sur la bête, en cas de succès) , il regarde ses pieds, évite mon regard. Quelle déception. Résultat des courses, je perds. D’abord, sur le non respect de la procédure de licenciement, (ma seule lettre, c’était pour lui rendre service) car, et je le savais, il faut entretien préalable etc. Puis, après « débat », les juges lui demandent combien il veut, son avocate demande un montant astronomique. Puis les juges me demandent (carrément) combien je veux payer. Je réponds zéro.

Piètre « débat ». Les juges écoutent à peine et rendront un jugement à la Salomon. Je ne me souviens plus du montant auquel j’ai été condamné, mais je souviens bien avoir demandé à ma banque un prêt pour pouvoir payer !

En fait, peu de temps après, j’ai appris que le fameux Henri avait été embauché avant tout ça par une entreprise de com’, nouvellement créée à CDG qui avait commencé un journal (avec des appuis,c’était aussi destiné à me couler). Du coup Henri était parti avec mon carnet clients et « vendait » de la pub pour le nouveau « journal ». Mais son recruteur avait oublié une chose : Henri travaillait mal… Il n’a pas vendu grand chose et le « journal » a fait faillite au bout de 9 mois.

Un million d’emplois créés en un mois?

Je peux dire, ça serait trop long à raconter ici, qu’à une exception près, j’ai eu des problèmes à chaque embauche, passées les périodes d’essai. Et je ne suis pas le seul ! Le problème selon moi, c’est la trop grande rigidité du CDI (la « rupture conventionnelle » n’a rien arrangé). Le salarié très souvent fait ce qu’il veut. Et si d’aventure il est licencié (c’est dangereux, un salarié qui ne travaille pas coute très cher à l’entreprise), il ira toujours aux Prudhommes (qui sont débordés au passage) , qui rendront dans le meilleur des cas un jugement de Salomon.

C’est, à mon avis, une des causes du chômage massif et persistant en France.  Du coup les chefs d’entreprise sous-traitent en pagaille, voire se développent moins qu’elles ne pourraient. Il faudrait pouvoir licencier plus facilement. Au moins pour les TPE. Ce jour-là, comme je dis souvent, c’est un million d’emplois qui seront créés en France en un mois. Je ne connais pas un seul chef d’entreprise qui « s’amuserait » à licencier un bon élément. EV


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Auteur

Eric

Eric - qui a écrit 808 Articles sur Roissy Mail.


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