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1057, Gonesse, municipales 2020

Interview de Cédric Sabouret : sera-t-il le nouveau souffle pour Gonesse? « Il faut revoir le projet Europa City en profondeur »

0 Commentaires 17 septembre 2019

le futur site

Cédric Sabouret est conseiller municipal de Gonesse, conseiller départemental du Val d’Oise et secrétaire de la section PS de Gonesse. Il est en opposition, depuis quelques temps, au maire de Gonesse, J-P Blazy (qui se représente pour un 5ème mandat). Il est par ailleurs administrateur principal au Sénat. Comme nous l’avions prédit en janvier 2018 (revoir ici ) Sabouret se présente contre  le maire aux prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2020. On a voulu en savoir plus sur ses motivations et sa vision des choses sur Gonesse.

RoissyMail  : on peut dire que les élections municipales approchent à grand pas. Mais vous, vous êtes dans les starting blocks depuis longtemps…  Une première question, qui me brûle les lèvres, vous le savez, depuis un moment (et il n’y a pas que moi), pourquoi vous présentez-vous contre Jean-Pierre Blazy, alors que vous l’avez « suivi » pendant des années. Problème personnel, politique… ?

Cédric Sabouret : Je ne me présente pas « contre » Jean-Pierre Blazy, mais « face » à lui, car mon équipe porte un projet différent et parce que je pense que nous pouvons apporter un nouveau souffle à Gonesse après 25 ans de règne de Jean-Pierre Blazy à la mairie.

Depuis quelques années, mes relations avec lui se sont dégradées. Pourtant, nous partageons des convictions communes : nous avons milité ensemble au PS, même si nous n’étions pas toujours sur la même ligne au sein du parti. J’ai fait activement sa campagne lors des législatives de 2007 et de 2012. Nous avons eu de gros différents en 2011 lorsque j’ai souhaité me présenter aux élections départementales (qui s’appelaient alors cantonales). Jean-Pierre Blazy préférait que Viviane Gris poursuive pour un 3ème mandat. Les militants PS ont alors tranché en ma faveur.

Lors des élections municipales de 2014, certains à Gonesse me poussaient à me présenter, au nom du renouvellement du personnel politique. Après tout, Jean-Pierre Blazy était encore député et la loi sur le cumul des mandats allait interdire le cumul après 2017 : il ne pouvait pas rester et député, et maire. Lui-même souhaitait toutefois poursuivre son mandat local et nous avons longuement discuté, pour aboutir à un accord politique équilibré : je renonçais à me présenter en tête de liste, j’étais en troisième place sur la liste des municipales et je serais appelé à « d’importantes responsabilités au sein de la municipalité, afin d’acquérir de l’expérience et de préparer dans les meilleures conditions les prochaines échéances » (c’étaient les termes mêmes de cet accord). C’est dans cet esprit que nous avons fait campagne, rassemblés autour d’un projet local que nous avions travaillé ensemble, et que nous avons gagné dans un contexte pourtant politiquement compliqué.

Les choses se sont gâtées dès le lendemain des élections municipales. Jean-Pierre Blazy n’a alors pas souhaité que je devienne son adjoint, et m’a proposé d’être l’un des 3 vice-présidents issus de Gonesse à la Communauté d’agglomération de Val de France. Nous n’avions jamais parlé de cette hypothèse, et je souhaitais plutôt m’investir pour ma ville. J’ai refusé cet « arrangement » et j’ai alors compris qu’il ne souhaitait tout simplement pas travailler avec moi durant le mandat 2014-2020. L’accord que nous avions passé avant les élections s’est révélé caduc juste après. J’ai certainement péché en lui faisant trop confiance.

Je dois reconnaître que j’ai été un peu assommé par la situation post-municipales de 2014. De plus en plus mal à l’aise avec certaines décisions, j’ai repris ma liberté de vote assez rapidement : en 2016, lorsque Jean-Pierre Blazy a proposé d’augmenter le taux de taxe foncière communale, je m’y suis opposé, considérant qu’il n’était pas nécessaire de demander un effort supplémentaire aux contribuables pour boucler les finances de la ville. J’ai alors été exclu de la majorité municipale.

Nos désaccords sont donc plus politiques que personnels. J’ai de l’estime pour l’homme politique, son parcours (élu 4 fois maire, 3 fois député), mais je n’apprécie pas ses méthodes et son approche de la politique qui est trop verticale : un maire, même d’une ville de 25 000 habitants, devrait être plus dans l’écoute, le dialogue et privilégier le contact humain, comme le font les maires des villages. Par ailleurs, le non-respect des engagements de 2014 m’empêche d’envisager de retravailler avec lui.

RM :  qu’est-ce qui ne va pas à Gonesse, selon vous ?

CS : Gonesse dispose de nombreux atouts, en particulier un développement économique tiré par l’aéroport et le positionnement de la ville au carrefour d’axes routiers importants. Travaillant à Paris et résidant près de la gare de RER D, j’apprécie également l’accessibilité rapide à la capitale, même si nous rencontrons fréquemment des incidents qu’il conviendra de régler.

Il faut poser un regard lucide sur Gonesse et ses transformations : la commune connaît depuis une bonne dizaine d’années un phénomène de paupérisation des ménages dont on n’avait peut-être pas assez pris la mesure. Il existe aussi une exaspération légitime des habitants face à l’insécurité et des incivilités très pénalisantes, comme par exemple les rodéos sauvages durant le printemps et l’été, le dépôt sauvage de déchets sur l’espace public ou encore les occupations nocturnes et bruyantes de placettes dans les zones d’habitation. Face à ces phénomènes, la municipalité est malheureusement trop passive.

La politique jeunesse de la ville est également en profond échec et doit être revue de fond en comble. On constate que la ville ne s’occupe des enfants que jusqu’à la fin de l’école élémentaire, et s’en désintéresse après. Or, l’âge adolescent est un âge stratégique sur lequel il faut massivement investir. Dans notre programme municipal, nous proposons d’ailleurs la création d’une maison des jeunes et la mise en place de clubs jeunes dans chaque quartier.

La stratégie de densification de Gonesse et singulièrement du centre-ville m’interroge aussi : elle a tendance aujourd’hui à aggraver les soucis que nous rencontrons : stationnement, circulation, concentration des difficultés sociales etc… Elle n’a pas permis de renforcer les services locaux : le commerce de centre-ville est encore plus sinistré en 2019 qu’en 2014 et nous avons perdu la sécurité sociale, bientôt le centre des finances publiques et la maison médicale a quitté Gonesse pour Goussainville. Le déplacement du service d’état-civil à la Grande Vallée a aussi été une lourde erreur qui a affaibli le vieux-Gonesse.

Depuis 1 an que je prépare notre projet municipal 2020-2026 avec mon équipe, nous entendons aussi beaucoup de remarques des Gonessiens sur l’absence de dialogue avec la mairie, l’insuffisante prise en compte des attentes des habitants. Ainsi, la commune a conservé la semaine scolaire de 4 jours ½ alors que 85 % des Gonessiens que nous avons interrogé lors d’une consultation devant les écoles menée au printemps dernier avaient exprimé leur préférence pour un retour aux 4 jours. Au-delà de cette seule question, nous pensons que les Gonessiens attendent pour Gonesse un changement de méthode, d’attitude à leur égard. Ceux qui viennent encore aux réunions de quartier sont fatigués d’entendre des monologues à la gloire des réalisations municipales, alors que ces temps de rencontre entre municipalité et habitants devraient être consacrés à aborder des problèmes pratiques et trouver des solutions pragmatiques aux soucis du quotidien.

Je renvoie à notre première brochure de campagne que nous avons distribué depuis début septembre pour retrouver nos premières propositions pour notre ville.

RM : Depuis un moment, je vous sens frileux sur le Triangle de Gonesse et singulièrement sur Europa City. Pouvez-vous clarifier votre position ?

CS : L’aménagement du triangle de Gonesse est prévu par le SDRIF depuis des années. Mais il n’est possible que s’il existe une solution de transport collectif. Promis depuis plus de 15 ans, le barreau entre RER B et RER D est aujourd’hui abandonné de facto. Mais le Grand Paris Express apporte une autre solution : une station de métro de la ligne 17. J’ai toujours soutenu l’extension du maillage de transports en commun (dont je suis usager régulier). La préservation du climat, la lutte contre la congestion routière de l’Ile-de-France passent par le remplacement de la voiture individuelle par des trajets en transports collectifs. Pour les Gonessiens, le métro, même un peu éloigné du centre-ville, c’est aussi l’opportunité de se déplacer plus vite et pour un coût moindre un peu partout en Ile-de-France. J’y suis favorable.

Dès lors qu’il y aura le métro, le triangle de Gonesse sera urbanisé. Être favorable au métro, c’est aussi être favorable à l’aménagement/urbanisation du triangle. Dès lors, la question centrale est de savoir ce que l’on doit accueillir sur le triangle. Le projet Europacity est le grand projet (pas le seul) qui s’est positionné. Est-ce ce dont nous avons besoin ? Un grand complexe centré principalement sur des activités de centre commercial me paraît anachronique : les formes traditionnelles de commerce sont en perte de vitesse et nous avons déjà pléthore d’offres sur le territoire : Parinor 1, Parinor 2, Aeroville. Les porteurs du projet nous expliquent qu’il y aura autre chose que du commerce : culture, loisirs, mais le moteur de ce complexe restera l’activité commerciale et les autres activités prévues restent aujourd’hui assez floues. Si un complexe commercial voit le jour pour faire faillite quelques années après son ouverture, nous aurons raté une opportunité et devrons gérer une gigantesque friche commerciale.

Il convient donc que le projet actuel soit remplacé par un projet alternatif en phase avec les attentes de la société d’aujourd’hui et surtout celle de 2027 (date d’ouverture prévue). La piste de ski, en particulier, est socialement et écologiquement inacceptable et doit être abandonnée. Le triangle de Gonesse doit recevoir des activités de loisir, des activités culturelles, mais aussi des activités de formation, d’enseignement et de recherche ou encore une pépinière d’entreprises. Le caractère agricole historique du triangle peut aussi être valorisé en utilisant certains espaces pour des cultures maraîchères ou pour planter des arbres fruitiers. Finalement, prendre le métro et sortir à la gare de Gonesse pourrait offrir aux franciliens l’opportunité d’arriver dans un espace vert, ouvert, aéré, permettant d’accéder à de nombreux services, y compris se balader dans un vaste verger et pas seulement arpenter les allées d’un centre commercial. Il faut donc revoir en profondeur le projet Europacity.

« Je ne souhaite pas la réalisation du T4″

RM: que pensez-vous du projet de privatisation d’ADP (et, tant qu’à faire, du projet du futur Terminal 4 ?).

CS : La vente du capital public d’ADP à des acteurs privés est peu compréhensible. La participation de l’État dans ADP rapporte des dividendes à l’Agence des Participations de l’État. Pourquoi y renoncer au moment où le coût de l’argent est aussi faible ? Même les américains gardent dans le giron public leurs infrastructures stratégiques. La Cour des comptes vient d’épingler sévèrement le projet de privatisation d’ADP.

Concernant le T4, il pose une question très intéressante qui mérite un vaste débat : jusqu’où doit aller le développement de la plateforme de Roissy ? Cet aéroport est un magnifique outil avec ses 4 pistes et ses nombreux terminaux. Mais doit-on encore augmenter la taille de notre plus grand aéroport ? Le gigantisme a aussi ses ratés : couloirs interminables, temps de roulage considérable avant d’atteindre les aérogares pour les avions, concentration des nuisances aériennes, impact sur la santé des riverains. Le débat sur le T4 doit être l’occasion de poser cette question stratégique : l’aérien en Ile-de-France doit-il reposer largement sur Roissy, avec l’appoint d’Orly, ou doit-on engager une réflexion sur une autre répartition des flux aériens ? Dans les conditions actuelles, je ne souhaite donc pas la réalisation du T4.

PS effondré…

RM  : vous êtes toujours membre du PS ? Et si oui, comment expliquez-vous son effondrement ?

CS : Je siège au Conseil départemental au sein du groupe socialiste et apparentés, je règle chaque mois mes cotisations d’élu au PS et je suis toujours responsable de la section locale, contrairement au maire de Gonesse qui a fait toute sa carrière politique grâce au PS et qui ne règle plus ses cotisations d’adhérent et d’élu depuis la fin 2015 comme la quasi-totalité de son équipe (à l’exception notable d’un seul maire-adjoint).

L’effondrement du PS a des causes multiples. L’épuisement du projet social-démocrate depuis 20 ans explique certainement l’affaiblissement des partis qui s’en réclamaient partout en Europe (SPD en Allemagne, travaillistes en Grande-Bretagne, Parti démocratique en Italie et PSOE en Espagne). La social-démocratie doit se renouveler profondément pour retrouver une force électorale, une capacité d’attraction. Dans une société hyper-individualiste, ce travail de reconstruction idéologique est difficile et prend du temps et ne peut se résumer à une fuite en avant populiste.

L’effondrement du PS en France a été accéléré par le scénario du dernier quinquennat et de l’élection présidentielle de 2017. Les batailles au sein de la gauche, le bazar pendant toute la période 2012-2017 au sein du PS ont conduit les électeurs à ne plus avoir confiance dans la capacité des dirigeants du PS à diriger la France. Je constate que depuis les élections européennes, Les Républicains sont à peu près dans le même état. La confiance de nos concitoyens dans les partis politiques est aujourd’hui plus que limitée et touche toutes les formations qui ont été au pouvoir.

Je garde mes valeurs et ne renie aucun de mes engagements politiques, mais à l’échelon local, j’ai souhaité constituer une équipe au-delà des étiquettes politiques autour de personnalités de qualité, déterminées à agir pour le bien commun. C’est dans cette philosophie que je m’inscris pour les élections municipales de 2020.

(propos recueillis par EV)


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Auteur

Eric

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